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Série 'Ces habitudes qui jouent sur notre mal-être (1/4)' : L'alimentation




 

Quand on va mal, on va chez le psy, le thérapeute x,y ou z. Ça aide, sûrement, un peu, beaucoup, énormément.

Et s'il y avait aussi autre chose à faire ?

Je vous propose une mini-série sur l'hygiène de vie et le rôle qu’elle peut jouer pour équilibrer notre système nerveux et apaiser déprime, fatigue, anxiété...

 

Pour commencer, l’hygiène de vie, c'est quoi ?

Ce sont les bonnes habitudes qui ont un effet sur notre santé physique bien sûr et aussi, et on l’ignore souvent, sur notre santé psychique.

L'alimentation, le sommeil, le mouvement et l'affectif ont, chacun à leur façon, un impact physiologique, notamment une influence sur le système nerveux C'est ce que je vous propose de découvrir avec moi au cours de quatre articles.

 

 

Ce que nous mangeons, piège ou soutien ?

 

Le but ici n’est pas de donner une leçon de diététique mais d’attirer l’attention sur l’impact de notre alimentation. Alimentation et état mental sont plus liés qu'on ne le croit.

 

La base est bien sûr une alimentation saine : éviter l’excès de sucres, de produits raffinés et trop transformés, d’alcool, de caféine, consommer en grandes quantités légumes et fruits frais et de préférence bio...Jusque là, rien de neuf. 

 

 

Lien entre physiologique et psychique

Ce qu'on pense être une plainte psychique peut avoir en partie des causes physiologiques, par exemple des carences alimentaires, qui viendront aggraver un état de mal-être. Une fatigue au long cours, une anxiété... peuvent s'apaiser non pas seulement par une médication mais en partie par une alimentation plus équilibrée.

 

A l’inverse, des excès alimentaires, une addiction au sucre par exemple, peuvent dérégler le système nerveux et engendrer un mal-être.

Un exemple parlant est l’abus d’alcool qui aura directement un effet sur notre humeur, dans un sens ou un autre : ‘on a l’alcool triste’ ou ‘joyeux’. Autre exemple : le café qui peut donner des crises d’anxiété chez les personnes très sensibles à la caféine, qui épuise les surrénales et les neurones (par hyperactivité).

 

 

 

Agir sur ces causes est possible

 

Les vitamines B sont nécessaires à la régulation orthosympathique, c’est-à-dire à équilibrer les deux branches de notre système nerveux (et les neurotransmetteurs produits) qu’on peut résumer grossièrement en : agir et être au repos. Un orthosympathique en excès peut provoquer de l’irritation, de l’angoisse par excès d’activité mentale et hormonale et accroître la perception de la douleur physique. La douleur récurrente peut devenir une cause de déprime, de malaise, d'anxiété.

 

Le stress perturbe les neurotransmetteurs et l’équilibre hormonal. Il est lié au taux de glycémie qui aggrave stress et agitation quand elle est trop élevée à cause d’une trop grande consommation de sucres (surtout raffinés) qui excitent le système nerveux et l’épuisent par excès de stimulation.

 

Le magnésium est le deuxième ingrédient clé pour un système nerveux équilibré. L’idéal est l'apport par l'alimentation même si des compléments peuvent être utiles dans certains cas de carence.

 

On trouve les vitamines B et le magnésium dans les céréales complètes, les légumineuses, les noix et fruits secs, les légumes verts, les poissons gras.

 

L’humeur est globalement influencée par les vitamines B et C (légumes et fruits) et les minéraux (fer et magnésium).

 

Le cerveau est le QG de notre humeur. Très gourmand en glucides, acides aminés (protéines), vitamines, minéraux, acides gras, il en est le consommateur prioritaire ! Le reste de l’organisme se servira en second. Il a aussi besoin d’air frais, d’eau pure, d’amour et de mouvement

Pour que les neurotransmetteurs créent la joie et la bonne humeur, ils ont besoin d’omégas 3.

 

La douleur peut peser sur notre moral et influencer nos comportements. Il faut viser les aliments anti-inflammatoires (même si toutes les douleurs ne sont pas liées à l’inflammation). Certains ont fait l’objet d’études montrant la réduction des crises de migraine ou autre phénomènes inflammatoires. (poissons gras, épices comme gingembre, circuma, oignon, ail, menthe, réglisse ...)

 

En conclusion, pour ne pas tomber dans un cercle vicieux, où une ‘mauvaise habitude’ alimentaire se greffera sur une vulnérabilité émotionnelle, prendre l’alimentation en compte est un outil à la portée de tous. La nourriture a énormément d’aspects émotionnels, de consolation, de compensation , de protection...

 

L’aborder en séance pour aider à trouver le petit déclic qui permettra, avec la volonté et l'amour de soi, de mettre en place autre chose que la voie habituelle.

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